La troisième journée du voyage m’a conduit à Dinan, joyau médiéval posé au bord de la Rance. L’approche de la cité fortifiée se fait par la Porte du Guichet, l’une de ses principales entrées. Déjà, au pied des murailles, on se sent minuscule face à la puissance de ces remparts de pierre, hauts et imposants, qui semblent défier les siècles.
En franchissant cette arche, c’est comme si l’on passait un seuil entre deux mondes : derrière moi, la modernité des routes et des plaines ; devant moi, l’atmosphère saisissante d’une cité médiévale encore vibrante. Les lourdes pierres, marquées par le temps, portent les échos des pas de marchands, de soldats et de pèlerins qui, depuis le Moyen Âge, ont foulé ce même passage.
La Porte du Guichet, à la fois sobre et massive, annonce l’âme de Dinan : une ville où l’Histoire se lit à chaque coin de rue, où les remparts veillent comme des gardiens immobiles, témoins de batailles, de foires et de mille récits oubliés. Entrer par cette porte, c’est accepter l’invitation d’une ville qui se découvre comme un livre ancien, dont chaque pierre tourne une nouvelle page.
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