Depuis le surplomb rocheux, base de la Pointe du Hock (à ne pas confondre avec la Pointe du Hoc de Normandie) au pied du Rocher de Surcouf, le paysage se transforme. La mer, immense et mouvante, s’ouvre devant moi comme une toile sans fin, et au cœur de ce décor se dresse Cancale, étagée face à son port. De ce point haut, la ville se révèle pleinement : les maisons serrées semblent veiller sur les quais, tournées vers la mer comme pour lui rendre hommage.
Au loin, la jetée de la Fenêtre s’avance avec assurance dans les flots. Sa silhouette élancée trace une ligne claire qui relie la terre à l’océan, comme un geste de confiance lancé vers l’horizon. À son extrémité, le phare se dresse, sobre et solide, témoin immuable du va-et-vient des marées et des hommes. C’est une présence rassurante, un repère qui guide autant le regard du promeneur que la navigation des marins.
L’air, chargé d’iode et de lumière, semble vibrer de toutes parts. De cette hauteur, Cancale apparaît non seulement comme un port vivant, mais comme une cité intimement liée à l’océan, où chaque pierre, chaque jetée, chaque cri d’oiseau rappelle que la mer n’est pas un décor mais une compagne fidèle. Le temps paraît suspendu, et l’on comprend, face à ce panorama, pourquoi tant d’hommes ont choisi de jeter l’ancre ici, au cœur de la Côte d’Émeraude.
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